Close Menu
    Facebook X (Twitter) Instagram TikTok
    En Direct de Brazzaville :
    • Makosso dévoile le cap du Congo 2026-2031
    • Pointe-Noire : le pari risqué des sables bitumineux
    • FITE Congo 2026 : Brazzaville mise sur le numérique
    • Brazzaville : Claudia Sassou N’Guesso a dit oui
    • Congo-Brazzaville : les FAC fêtent 65 ans sous le signe de la résilience
    • Makosso face aux députés : le cap du quinquennat
    • ITIE 2023 : le Congo entre en phase décisive
    • Potasse de Mengo : le pari congolais de Dangote
    Facebook X (Twitter) YouTube TikTok RSS
    Congo Live 11
    • Accueil
    • Économie

      Pointe-Noire : le pari risqué des sables bitumineux

      22 juin 2026

      FITE Congo 2026 : Brazzaville mise sur le numérique

      22 juin 2026

      ITIE 2023 : le Congo entre en phase décisive

      20 juin 2026

      Potasse de Mengo : le pari congolais de Dangote

      19 juin 2026

      Numérique : l’UE muscle l’État congolais

      17 juin 2026
    • Société

      Brazzaville : Claudia Sassou N’Guesso a dit oui

      21 juin 2026

      Ebola : Brazzaville mise un million sur la RDC

      18 juin 2026

      Société civile au Congo : l’étau se resserre

      8 juin 2026

      Passeports à Brazzaville : le réseau qui inquiète

      3 juin 2026

      Carburant à Brazzaville : un quinquennat sous tension

      23 mai 2026
    • Politique

      Makosso dévoile le cap du Congo 2026-2031

      23 juin 2026

      Congo-Brazzaville : les FAC fêtent 65 ans sous le signe de la résilience

      21 juin 2026

      Makosso face aux députés : le cap du quinquennat

      20 juin 2026

      Dangote injecte 3 milliards dans la potasse congolaise

      18 juin 2026

      Brazzaville pose les jalons d’un nouveau pacte onusien

      16 juin 2026
    • Sécurité & Justice

      Sécurité civile en Cuvette : le nouveau cap à Owando

      17 janvier 2026

      Oyo: la DGSP frappe fort avec «Zéro Kuluna»

      10 janvier 2026

      Présidentielle 2026: la Force publique mobilisée

      2 janvier 2026

      Sabres d’honneur : les cadets congolais brillent

      20 décembre 2025

      Brazzaville : justice des mineurs, le virage décisif

      18 décembre 2025
    • Afrique-Monde

      Xénophobie sud-africaine : Brazzaville rapatrie les siens

      17 juin 2026

      Astana à Brazzaville : Galiev ouvre un nouveau front

      5 juin 2026

      Séoul-Brazzaville : le pari coréen du Congo

      2 juin 2026

      Sassou-N’Guesso reçoit le Prix Babacar Ndiaye

      1 juin 2026

      BADEA-Congo : un partenariat qui change d’échelle

      30 mai 2026
    • Climat & Énergie

      Amont pétrolier : Mouzabakani Kiesse à la barre

      19 juin 2026

      Forêts du Congo : le pari risqué de la décennie verte

      15 juin 2026

      Tourbières du Congo : Brazzaville passe à l’acte

      9 juin 2026

      Congo : 10 000 MW visés, le pari électrique à 2 Md$

      28 mai 2026

      Congo-CAFI : six ans, un bilan en demi-teinte

      27 mai 2026
    • Sport

      Sport pour tous : Ebina au congrès en Italie

      30 janvier 2026

      Brazza Basket Show : demi-finales très attendues

      26 janvier 2026

      CAN handball Rwanda 2026: le réveil des Diables

      23 janvier 2026

      Finale CAN 2025: Sénégal titré, Rabat sous tension

      19 janvier 2026

      Sport congolais : le Cnosc dévoile ses défis 2026

      19 janvier 2026
    Publiez votre Article
    Congo Live 11
    Accueil»Économie»CEMAC : la croissance qui ne transforme rien
    Économie

    CEMAC : la croissance qui ne transforme rien

    De Aristide Mukendi10 mai 20264 Mins de Lecture
    Facebook Twitter Pinterest Telegram LinkedIn Tumblr Email Reddit
    Paratgez
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email Copy Link

    Pendant que les chiffres de la croissance s’affichaient au vert en Afrique centrale, l’économie réelle, elle, restait curieusement immobile. Une thèse récente met enfin un nom sur ce paradoxe que beaucoup observaient sans le formuler.

    Une soutenance qui interpelle l’Afrique centrale

    Le 8 mai 2026, Alfred Romuald Nguya Poaty a soutenu sa thèse de doctorat en sciences économiques à l’Université Marien-Ngouabi de Brazzaville. Ses travaux ont été menés au sein du Laboratoire de Recherches en Économie et Gestion de l’établissement.

    L’intitulé, « Les effets de la croissance économique sur la transformation structurelle dans la zone CEMAC », pose d’emblée une question dérangeante. Pourquoi une région qui affiche des taux de croissance respectables peine-t-elle à changer la nature même de son économie ?

    Le jury a tranché en faveur du candidat. La mention « Très honorable » est venue saluer un travail dirigé par le professeur Antoine Ngakosso et présidé par Pierre-Alexandre Kopp, de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

    Le paradoxe d’une émergence qui se dérobe

    Au cœur du raisonnement figure un constat tenace. Depuis le début des années 2000, plusieurs États d’Afrique centrale ont affiché des ambitions d’émergence et ont enregistré une croissance soutenue. Pourtant, le tissu productif n’a guère bougé.

    Le chercheur le résume sans détour : la croissance n’a pas accouché d’une véritable transformation structurelle. Les courbes montaient, mais les fondations économiques demeuraient les mêmes, prisonnières d’anciens schémas hérités de la rente.

    Deux indicateurs traduisent crûment cette inertie. Le secteur manufacturier ne pèse qu’environ 10 % de l’activité régionale. Quant à l’alimentation, la zone reste dépendante des importations pour 60 à 80 % de ses besoins selon les pays.

    Cette dépendance n’a rien d’anecdotique. Elle expose les populations aux soubresauts des marchés extérieurs et fragilise des économies qui peinent à fabriquer ce qu’elles consomment, malgré des décennies de discours sur la diversification.

    Quand les chiffres masquent l’absence de mouvement

    L’analyse statistique couvre les dynamiques économiques observées entre 2000 et 2020. Sur cette période de deux décennies, le travail de modélisation aboutit à une formule qui résume l’ensemble de la démonstration.

    « La croissance économique exerce un effet positif mais statistiquement non significatif sur la transformation structurelle » dans la sous-région. Autrement dit, la corrélation existe, mais elle est trop faible pour produire le basculement espéré par les planificateurs.

    Ce résultat invite à relativiser le culte du point de pourcentage. Une croissance, même régulière, ne suffit pas à elle seule à industrialiser un pays ni à le sortir d’un modèle extractif lorsque les conditions de fond ne sont pas réunies.

    L’institution, ce levier que l’on néglige

    La thèse désigne un facteur décisif, souvent relégué au second plan dans les débats budgétaires. La qualité institutionnelle apparaît comme l’élément fondamental qui détermine si une croissance se traduit, ou non, par des changements économiques durables.

    Le message est limpide. Sans institutions solides, prévisibles et inclusives, la richesse produite se dissipe ou se concentre, sans irriguer l’appareil productif. La gouvernance n’est pas un supplément d’âme, elle est la condition même de la transformation.

    Une feuille de route pour rompre avec l’inertie

    À ce diagnostic, le chercheur adjoint une série d’orientations stratégiques. La première concerne le renforcement des institutions inclusives, considérées comme la pierre angulaire de tout changement de trajectoire dans la zone.

    Vient ensuite un investissement substantiel dans le capital humain, gage de productivité future, couplé à une modernisation des infrastructures énergétiques et de transport. Sans énergie fiable ni logistique efficace, aucune industrialisation sérieuse ne tient.

    Le soutien aux petites et moyennes entreprises figure également parmi les priorités, aux côtés de politiques industrielles actives. Il s’agit de réorienter l’appareil productif vers la fabrication locale plutôt que vers la seule exportation de matières brutes.

    Le travail plaide aussi pour une meilleure orientation des investissements directs étrangers. L’enjeu n’est pas seulement d’attirer des capitaux, mais de les diriger vers des secteurs créateurs de valeur ajoutée durable sur le territoire.

    Enfin, l’intégration régionale et des politiques commerciales protectrices des industries locales complètent le tableau. La CEMAC y trouverait l’occasion de transformer son marché commun en véritable moteur de production partagée.

    Un signal venu de l’université congolaise

    Au-delà de son auteur, cette soutenance illustre la vitalité de la recherche économique brazzavilloise. Elle offre aux décideurs un cadre d’analyse rigoureux, loin des incantations habituelles sur l’émergence et la diversification tant promises.

    Reste à savoir si ces conclusions trouveront un écho au-delà des murs de l’amphithéâtre. Car le véritable enjeu, désormais, se joue dans la capacité des États de la sous-région à faire de la qualité institutionnelle une priorité concrète.

    Afrique centrale Alfred Nguya Poaty CEMAC économie transformation structurelle Université Marien-Ngouabi
    Partagez Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email

    Articles sur le même thème

    Pointe-Noire : le pari risqué des sables bitumineux

    22 juin 2026

    FITE Congo 2026 : Brazzaville mise sur le numérique

    22 juin 2026

    ITIE 2023 : le Congo entre en phase décisive

    20 juin 2026

    Les commentaires sont fermés.

    Restons Connectés
    • Facebook
    • Twitter
    • YouTube
    • TikTok
    Derniers Articles

    Makosso dévoile le cap du Congo 2026-2031

    23 juin 2026

    Pointe-Noire : le pari risqué des sables bitumineux

    22 juin 2026

    FITE Congo 2026 : Brazzaville mise sur le numérique

    22 juin 2026

    Brazzaville : Claudia Sassou N’Guesso a dit oui

    21 juin 2026
    Les Plus Partagés

    BAD à Brazzaville : Sassou plaide pour l’Afrique

    De Aristide Mukendi26 mai 2026

    À Brazzaville, Denis Sassou N’Guesso ouvre les 61es Assemblées de la BAD et appelle à mobiliser des ressources pour financer le développement africain.

    Pointe-Noire : 236 M$ pour le port émirati

    13 mai 2026

    Congo-ONU : les coulisses du plan 2027-2031

    28 janvier 2026

    Le journaliste Alexis Bongo vise le palais 2026

    18 août 2025

    CongoLive11.com – L’actualité du Congo et de la diaspora en direct. Une info crédible, pluraliste et proche des citoyens

    CONGO LIVE 11

    • À Propos
    • Charte éditoriale et éthique
    • Contacter la Rédaction

    NOS SERVICES

    • Corrections & Réclamations
    • FAQ – Questions fréquentes
    • Lanceur d’alerte
    • Publicité & Partenariats
    • Publiez un article sur CongoLive11

    ARTICLES RÉCENTS

    Makosso dévoile le cap du Congo 2026-2031
    23 juin 2026
    Pointe-Noire : le pari risqué des sables bitumineux
    22 juin 2026
    FITE Congo 2026 : Brazzaville mise sur le numérique
    22 juin 2026

    Conditions Générales d’Utilisation – Données personnelles – Politique de cookies 

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Échap pour annuler.