Italie : un rendez-vous clé du sport pour tous
La Fédération internationale du sport pour tous a tenu son assemblée générale élective et son congrès le 24 janvier 2026, à Civitanova Marche, en Italie. La ville, posée sur l’Adriatique, a accueilli des délégués venus discuter gouvernance, règles communes et avenir d’un concept en pleine diffusion.
Dans ce cadre, l’ancien député José Cyr Ebina, président de la Fédération congolaise de sport pour tous, de randonnée pédestre et du bien-être, a intégré la délégation de la Confédération africaine de sport pour tous. La délégation était conduite par sa présidente, l’Ivoirienne Marie-Laure Essan.
Pour José Cyr Ebina, ces assises ont valeur de « baptême du feu » en matière de gouvernance internationale du sport pour tous. Selon des participants, l’enjeu a consisté à rapprocher les pratiques de terrain, souvent locales, d’un cadre institutionnel plus lisible et reconnu.
Nouveaux statuts : alignement sur le Mouvement olympique
À l’assemblée générale élective, les délégués ont approuvé des statuts révisés. L’objectif annoncé est de renforcer l’adhésion de la Fédération internationale du sport pour tous aux principes du Mouvement olympique, dans un esprit de cohérence avec les standards attendus par les instances sportives.
Les statuts amendés réaffirment l’engagement en faveur de la bonne gouvernance, de la transparence, de la responsabilité et d’un leadership éthique. Des formulations qui, dans ce type d’enceinte, visent autant à encadrer les décisions qu’à consolider la confiance entre membres.
Le texte consacre aussi la reconnaissance de la fédération par le Comité international olympique (CIO) et entend consolider sa place au sein de la communauté sportive internationale. Le siège social, fixé à Rome, est régi par le droit italien, ce qui précise le cadre juridique de référence.
Élections : un Conseil exécutif de 19 membres
Conformément aux nouveaux statuts, les délégués ont élu un Conseil exécutif de 19 membres. La présidence revient au Bahreïnien Isa Mohamed Abdulrahim Mohamed Alrafaei. Le secrétariat général est confié à l’Italien Marco Tomasini, également représentant légal, selon les décisions entérinées.
Dans cette nouvelle configuration, la présidente de la Confédération africaine de sport pour tous, Marie-Laure Essan, entre au Conseil exécutif. Elle y siège en tant que déléguée de la Fédération ivoirienne de randonnée pédestre et du bien-être pour tous, donnant à l’Afrique une voix institutionnelle au sommet.
Plusieurs délégués insistent sur la portée pratique de ces élections : un exécutif resserré, des responsabilités identifiées, et un mandat mieux balisé. L’idée est de rendre le pilotage plus fluide, tout en gardant l’esprit d’ouverture associé au « sport pour tous ».
Cap stratégique : continuité, innovation et impact
Le nouveau Conseil exécutif a tenu sa réunion inaugurale le 25 janvier 2026. À l’agenda, la définition des priorités, l’orientation stratégique et le cadre de travail pour le mandat. Les participants évoquent une volonté d’assurer la continuité, sans fermer la porte à l’innovation.
Cette approche est présentée comme un moyen d’accroître l’impact du Programme mondial « Sport pour tous ». L’expression renvoie à la diffusion d’activités accessibles, encadrées et adaptées aux publics, au-delà de la compétition, en valorisant la santé, le lien social et le bien-être.
Dans les discussions, l’accent mis sur la gouvernance sert aussi de levier de crédibilité. Un cadre commun, des procédures claires et des principes affichés permettent, selon plusieurs observateurs, de mieux structurer les partenariats et les relais nationaux.
Congo-Brazzaville : structurer une dynamique nationale
Pour José Cyr Ebina, cette rencontre a surtout permis de mesurer « l’importance croissante » du sport pour tous à l’échelle mondiale. Au sein de la délégation africaine, il a suivi des échanges où le vocabulaire institutionnel côtoie des préoccupations très concrètes d’accès et d’organisation.
Il a également souligné l’urgence de mettre en place la Fédération congolaise de sport pour tous, de randonnée pédestre et du bien-être. Dans son entourage, on explique que l’enjeu consiste à donner un cadre, fédérer les acteurs et clarifier les actions autour d’une même identité.
Au retour de Civitanova Marche, le signal est clair : le sport pour tous ne se limite plus à une idée généreuse, il se pense aussi en normes, en responsabilités et en méthodes. Pour le Congo-Brazzaville, l’expérience italienne offre un repère utile pour avancer avec méthode.
