Plateforme Hiswaca à Brazzaville : un jalon du projet
L’ONG Pratic a présenté, le 8 janvier à Brazzaville, la plateforme numérique Hiswaca. L’outil est dédié à la gestion et à la diffusion des données statistiques, dans un format pensé pour les besoins des institutions, des chercheurs et des usagers.
Selon les organisateurs, cette mise en service marque une avancée dans le déploiement, au Congo, des activités du projet d’Harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (Hiswaca), financé par la Banque mondiale.
Modernisation des formations et gestion académique
La plateforme a été conçue et réalisée par la startup « Génération numérique », lauréate du hackathon Hiswaca. Le projet se présente comme une réponse concrète à la nécessité de moderniser des dispositifs de formation et de fluidifier la gestion académique et administrative.
L’ambition affichée est aussi de soutenir une exploitation plus intelligente des données statistiques et de planification. À travers cette logique, l’outil s’inscrit dans les attentes de gouvernance numérique et d’aide à la décision, souvent invoquées dans les politiques publiques contemporaines.
Données en temps réel : indicateurs économiques et sociaux
Le jeune développeur de la startup, Richel Mpassi, a détaillé le fonctionnement : Hiswaca permet d’accéder en temps réel à des données classées par indicateurs économiques, démographiques et sociaux. L’approche vise une lecture plus structurée, donc plus immédiatement exploitable.
« Tout utilisateur peut consulter et télécharger les données dans plusieurs formats, notamment Excel, PDF ou JSON », a expliqué Richel Mpassi. Cette diversité de formats répond à des usages distincts, de la simple consultation à l’analyse plus avancée.
API, réutilisation et gouvernance numérique
La plateforme intègre également une API destinée à faciliter la réutilisation. « Une API a été intégrée afin de permettre à d’autres organisations ou entreprises de réutiliser ces données pour développer leurs propres solutions », a poursuivi Richel Mpassi.
Dans l’écosystème numérique, ce type d’ouverture crée un pont entre données publiques et innovations privées ou associatives. L’enjeu, tel qu’il est formulé par les porteurs, est d’encourager des services utiles sans multiplier les silos d’information.
Transparence et participation citoyenne, selon le projet
Le coordonnateur national du projet Hiswaca, Patrick Valery Alakoua, a salué une réalisation présentée comme plus qu’un simple portail web. À ses yeux, l’outil incarne une étape où la technologie accompagne le développement, la transparence et la participation citoyenne.
« Cette plateforme incarne l’engagement du projet pour l’accessibilité des données, la valorisation de l’innovation juvénile et la rigueur scientifique exprimée à travers une interface moderne et inclusive », a estimé Patrick Valery Alakoua.
Un outil institutionnel pour la statistique nationale
Le président de l’ONG Pratic, Luc Missidimbazi, a qualifié Hiswaca d’outil à la fois institutionnel, d’information et de formation. Dans son propos, la plateforme doit élargir l’accès à des données fiables pour un public national et international.
Il a aussi insisté sur les bénéfices attendus pour les structures spécialisées. Parmi elles figurent le Centre national de formation des statistiques, de la démographie et de la planification, l’Institut national de la statistique et d’autres institutions appelées à travailler avec ces jeux de données.
Le point éco : Banque mondiale et investissement dans la donnée
Le projet Hiswaca, financé par la Banque mondiale, s’inscrit dans une logique d’investissement dans la capacité statistique. Pour les porteurs, l’objectif est de renforcer la production, l’accès et l’usage des indicateurs, considérés comme un socle de pilotage des politiques publiques.
Dans cette architecture, une plateforme numérique peut réduire les délais d’accès, standardiser les formats et rendre les données plus facilement mobilisables. Le gain attendu n’est pas seulement technique : il touche aussi à la qualité de la décision et à la coordination institutionnelle.
Sécurité, chatbots et accessibilité des services
Luc Missidimbazi a mis en avant des choix techniques censés améliorer la robustesse de l’outil. Il a notamment évoqué la sécurisation des systèmes, point sensible pour tout dispositif manipulant des données et des comptes utilisateurs.
Le responsable associatif a aussi mentionné l’intégration d’outils conversationnels intelligents, tels que des chatbots, afin d’améliorer l’utilité et l’accessibilité. L’idée est de guider les usagers, faciliter les recherches et réduire la barrière technique à l’entrée.
Perspectives : une culture de la donnée plus partagée
À Brazzaville, la présentation de Hiswaca a aussi mis en scène une dynamique : l’innovation locale, portée par une startup, connectée à un projet financé à l’international, et orientée vers des usages institutionnels. Cet alignement est présenté comme un signal encourageant.
Les acteurs insistent sur une promesse centrale : mieux organiser, diffuser et réutiliser la statistique nationale. Si les usages suivent, la plateforme pourrait contribuer à installer une culture de la donnée plus partagée, au service de la planification et de l’action publique.
À retenir
Présentée le 8 janvier à Brazzaville par l’ONG Pratic, Hiswaca est une plateforme numérique dédiée aux données statistiques.
Conçue par la startup « Génération numérique », elle propose des indicateurs économiques, démographiques et sociaux, avec téléchargement en Excel, PDF ou JSON, et une API de réutilisation.
Les porteurs mettent en avant l’appui à la formation, la modernisation institutionnelle, la sécurité des systèmes et l’intégration de chatbots pour améliorer l’accès.
