La séquence électorale congolaise se précise. Quelques jours après l’annonce officielle, une nouvelle formation politique vient grossir les rangs des soutiens au chef de l’État sortant, confirmant la structuration progressive du camp présidentiel avant le scrutin du 15 mars.
Un ralliement assumé au chef de l’État sortant
Le 5 février, Denis Sassou N’Guesso a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle du 15 mars en République du Congo. Cette décision a aussitôt suscité des prises de position au sein de la classe politique nationale.
Parmi elles, celle de l’Union pour la refondation républicaine (Unirr), formation que son président présente comme un parti du centre. Par la voix de Roger Ndokolo, l’Unirr a salué et soutenu le choix du président congolais de briguer un nouveau mandat.
Lors d’un point presse, Roger Ndokolo a justifié cet engagement par des considérations de stabilité. Il y voit, selon ses mots, l’inscription dans une logique de préservation de la paix sociale, de la cohésion nationale et de la stabilité institutionnelle du pays.
Les ressorts d’un soutien formulé au nom de la stabilité
« Voir Denis Sassou N’Guesso briguer un nouveau mandat à la haute magistrature de la République du Congo, avec l’autorité de l’État, cela s’inscrit dans la logique de la préservation, en toutes circonstances, de la paix sociale, la cohésion nationale et la stabilité institutionnelle de notre pays », a déclaré le président de l’Unirr.
Il a ajouté que ces éléments constituaient, pour sa formation, « une raison de plus de le soutenir dans sa démarche ». Le vocabulaire employé met l’accent sur la continuité institutionnelle plutôt que sur la rupture.
Roger Ndokolo a par ailleurs appelé les membres et sympathisants de son parti à rejoindre la dynamique déjà engagée par la coalition des partis de la majorité présidentielle. L’Unirr se positionne ainsi dans un ensemble plus large de soutiens organisés.
Le mandat 2026-2031 placé sous le signe du renouvellement
Évoquant la présidence 2026-2031, Roger Ndokolo a formé le vœu d’un mandat « radieux ». Il l’a décrit comme celui de l’entame d’une transmission générationnelle, un thème qui revient régulièrement dans le débat public congolais.
Sa projection dessine un Congo « uni, solidaire et prospère ». Le président de l’Unirr a qualifié le pays d’« îlot de paix en Afrique centrale », une formule qui souligne la dimension régionale du discours sécuritaire porté par cette mouvance.
Il a inscrit cette ambition dans la devise « au progrès par la terre, l’unité par le travail », en cohérence avec l’esprit du thème de la Grande foire agricole du Congo. La référence agricole structure une partie de son argumentaire.
Dans cette vision, chaque citoyen compterait, les femmes et les jeunes devenant de « véritables acteurs de développement ». L’objectif affiché est de bâtir, selon ses termes, une République du Congo « audacieuse, productive et innovante ».
L’agriculture, fil conducteur du discours
L’enjeu agricole occupe une place centrale dans la prise de parole. Selon Roger Ndokolo, le chef de l’État s’est engagé pour que l’émulation du monde agricole se déploie à travers tout le pays.
Cette orientation est présentée comme une condition de souveraineté. Le président de l’Unirr estime qu’elle permettra au peuple congolais d’être libre, parce qu’il consommera ce qu’il produira. Le lien entre production locale et autonomie y est explicite.
Roger Ndokolo a anticipé que ce mouvement prendrait de l’ampleur et de la force dans les années à venir. Il a indiqué que le chef de l’État sortant prévoyait de l’accompagner, sans que d’autres modalités ne soient précisées lors de ce point presse.
Un candidat désigné sans réserve
Pour l’ensemble de ces raisons, le parti a tranché. Par la voix de son président, l’Unirr a déclaré : « Denis Sassou N’Guesso est notre unique candidat à l’élection présidentielle du 15 mars 2026 ».
La formule, sans nuance, traduit un alignement complet sur la candidature du président sortant. Elle illustre la manière dont les soutiens se cristallisent en amont du scrutin, autour d’un argumentaire mêlant stabilité, agriculture et renouvellement générationnel.
À ce stade, le ralliement de l’Unirr s’ajoute donc à la coalition de la majorité présidentielle. Il reste à observer comment ces prises de position se traduiront dans la campagne et dans la mobilisation effective des électeurs d’ici le 15 mars.
