Un satisfecit parlementaire pour le sommet de Brazzaville
À l’ouverture des sessions ordinaires, le 1er février, les présidents des deux chambres du Parlement congolais ont accueilli favorablement les décisions arrêtées par les chefs d’État de la Cémac.
Ces résolutions sont issues du sommet extraordinaire tenu à Brazzaville le 22 janvier. La sous-région y a examiné en urgence une conjoncture économique, financière et monétaire jugée préoccupante par ses dirigeants.
Des finances publiques sous tension dans la sous-région
Devant l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba a dressé le décor de cette rencontre. La communauté affronte une dégradation des équilibres budgétaires, un endettement élevé et un recul marqué de ses réserves de change.
Face à ces déséquilibres, les chefs d’État ont retenu plusieurs mesures structurantes. Le président de la chambre basse a tenu à en saluer l’ambition au nom des élus.
Comptes uniques, digitalisation et rapatriement des avoirs
Parmi les décisions citées figurent l’instauration de comptes uniques des Trésors et la digitalisation des finances publiques. S’y ajoutent le rapatriement des avoirs détenus à l’étranger et des fonds de restauration des sites pétroliers.
« Les députés que nous sommes saluons ces décisions courageuses prises par les chefs d’État », a déclaré Isidore Mvouba. Le propos place la responsabilité du redressement au sommet de l’exécutif régional.
Du discours à la mise en œuvre effective
Au Sénat, Pierre Ngolo a déplacé l’accent vers l’exécution. Pour lui, les résolutions de Brazzaville ne vaudront que si elles sont effectivement appliquées, condition d’une véritable sortie de crise.
Le président de la chambre haute a insisté sur la cohérence budgétaire. Il a souhaité que « les ressources financières circulent en cohésion avec la loi de finances de chaque État », gage de renforcement des économies régionales.
Un enjeu de crédibilité pour la Cémac
Le double message des chambres congolaises traduit une attente claire. L’adhésion aux orientations communes s’accompagne d’une exigence de résultats tangibles pour les populations de la zone.
Reste la question de la traduction concrète de ces engagements dans chaque pays membre. C’est sur ce terrain, plus que sur les déclarations, que se jouera la portée réelle du sommet de Brazzaville.
