Une deuxième édition actée pour l’été
Le rendez-vous est pris. Après une première édition saluée, la Grande Foire Agricole du Congo (GFAC) reviendra au mois d’août. L’annonce émane du ministre de l’Agriculture, Paul Valentin Ngobo, qui inscrit l’événement dans une stratégie de plus long terme pour le pays.
La première édition s’était tenue du 5 au 15 février au village Bambou Mingali, dans le département de Djoué-Léfini. L’ouverture avait été assurée par le président Denis Sassou N’Guesso, signe du poids politique accordé à ce secteur jugé stratégique pour l’avenir national.
Des ventes qui dépassent les attentes
Le bilan chiffré a manifestement convaincu les autorités. Le ministre a relevé que « certains producteurs et exposants ont réalisé des ventes dépassant deux millions de FCFA en quelques jours seulement », un résultat qu’il présente comme révélateur du potentiel de la filière.
Pour Paul Valentin Ngobo, la manifestation a dépassé sa vocation première. Elle ne se réduit pas à un espace d’exposition mais constitue, selon ses mots, « un véritable carrefour d’opportunités économiques pour notre pays ». La formule traduit l’ambition affichée par le ministère.
La clôture, conduite par le Premier ministre Anatole Collinet Makosso, avait confirmé cette lecture officielle. « J’adresse mes vives félicitations à tous les producteurs agricoles, aux exposants, au ministre de l’Agriculture et à la population de Djoué-Léfini », avait-il déclaré devant les participants.
Une commande venue du sommet de l’État
L’initiative ne doit rien au hasard, insiste le ministre. Elle découle d’une instruction présidentielle formulée lors de la visite de Denis Sassou N’Guesso dans le département de la Bouenza, au mois de mai. Le calendrier agricole épouse ainsi une volonté politique assumée.
Ce point mérite l’attention. En rattachant la foire à une décision présidentielle, le ministère lui confère une légitimité institutionnelle qui dépasse l’événementiel. L’agriculture s’affirme comme un dossier suivi au plus haut niveau de l’exécutif congolais.
Cap sur la souveraineté alimentaire
Paul Valentin Ngobo se garde toutefois de tout triomphalisme. Si la première édition a livré de « précieux enseignements », elle ne représente à ses yeux qu’un commencement. La dynamique visée est plus vaste, et la deuxième édition doit en marquer une nouvelle étape.
L’horizon affiché est clair : la souveraineté alimentaire du Congo. Un objectif exigeant pour un pays qui importe encore une part notable de son alimentation, et qui cherche à structurer durablement ses filières locales autour de rendez-vous comme la GFAC.
La tenue d’une seconde édition dès le mois d’août, quelques mois seulement après la première, témoigne d’une volonté de maintenir la cadence. Reste à confirmer, sur la durée, que l’engouement initial se transforme en élan économique pérenne pour les producteurs.
