À Brazzaville, la protection des forêts du bassin du Congo s’invite au cœur d’une démarche collective. Le 18 février, une trentaine d’organisations de la société civile congolaise ont choisi de parler d’une seule voix avant un rendez-vous décisif.
Une concertation préparée en amont
L’enjeu est clair : aborder en rangs serrés la concertation prévue avec l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique Centrale (CAFI). Plutôt que de se présenter en ordre dispersé, ces acteurs ont préféré accorder leurs analyses et leurs revendications.
La rencontre a réuni à Brazzaville un large éventail d’organisations engagées sur les questions environnementales. Leur objectif commun : définir une stratégie partagée, condition d’un dialogue équilibré avec un partenaire international au poids considérable.
La forêt du bassin du Congo en ligne de mire
Au centre des discussions figurent la gestion et la conservation des forêts du bassin du Congo, massif essentiel pour la régulation climatique du continent et au-delà. Ces écosystèmes concentrent des intérêts écologiques, économiques et sociaux étroitement imbriqués.
Pour la société civile, harmoniser sa position revient à peser réellement dans les arbitrages à venir. La démarche traduit une volonté de ne pas laisser les seuls cadres institutionnels orienter l’avenir d’un patrimoine naturel partagé par les populations.
Un dialogue à structurer
En consolidant leurs positions avant la concertation, ces organisations cherchent à transformer une multiplicité de voix en une parole crédible. La réunion du 18 février apparaît ainsi comme une étape préparatoire, davantage qu’un aboutissement.
Reste à voir comment cette stratégie commune se traduira lors des échanges avec la CAFI. La capacité de la société civile à maintenir cette cohésion pèsera sur la portée de ses revendications dans la gouvernance forestière congolaise.
