Session budgétaire sous le signe du souvenir Au Palais du parlement, le 15 janvier 2025, la dixième session ordinaire budgétaire s’est ouverte dans un silence sourd puis un applaudissement contenu. D’emblée, le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, a choisi de hisser au-dessus des chiffres budgétaires la mémoire de deux parlementaires récemment disparus. Le décor, ponctué de fleurs blanches et de drapeaux tricolores, rappelait que l’hémicycle est aussi un lieu de recueillement collectif, où les lois de finances côtoient les leçons de vie. Avant de dérouler l’agenda budgétaire, Isidore Mvouba a invité les députés, debout, à observer une minute de…
Auteur/autrice : Catherine Bikeya
Sur le terrain, un élu attendu Le canot-moteur accoste sous un soleil de fin saison sèche. Théodore Ikemo, député de la circonscription unique de Ntokou, foule la berge accueilli par des applaudissements. Pour sa première descente parlementaire de l’année, l’élu veut conjuguer écoute citoyenne, pédagogie législative et gestes concrets. Le calendrier parlementaire autorise ces immersions utiles. « Un mandat se nourrit de terrain », confie-t-il à la presse locale. Dans ce district forestier de la Cuvette, enclavement et pression sur les familles commandent une présence régulière des décideurs. École : priorité aux cerveaux de demain Dès l’aube suivante, le député…
La disparition d’un pilier institutionnel Dans le hall solennel de la permanence du Parti congolais du travail, le va-et-vient silencieux des visiteurs trahit l’onde de choc ressentie depuis l’annonce du décès de Joseph Mbossa, survenu le 28 septembre à Paris, à soixante-dix ans. Émues, les délégations signent l’épais registre de condoléances. Le 13 octobre, Juste Désiré Mondelé, secrétaire général du Club 2002-PUR, a inscrit quelques lignes à l’encre bleue, saluant « un homme de conviction, loyal, rassembleur » et présentant les condoléances du parti. La disparition de l’ancien président de la commission Plan, aménagement du territoire, infrastructures et développement local…
Au cœur de l’hommage national Le Palais des congrès de Brazzaville a revêtu, le 13 octobre, ses drapeaux de deuil pour saluer André Georges Mouyabi. Devant le chef de l’État, Denis Sassou Nguesso, parlementaires, ministres, diplomates et anonymes ont mêlé recueillement et gratitude. En déposant une gerbe sur le cercueil, le président de la République a rappelé « le sens du devoir et la loyauté d’un grand serviteur de l’État ». Le geste scellait l’adieu de la communauté nationale avant le transfert de la dépouille vers le village natal, Ditadi. Un itinéraire politique singulier Né en 1935 dans la Bouenza,…
Lancement officiel à l’Université Marien Ngouabi L’amphithéâtre 1600 de l’Université Marien Ngouabi a vibré, le 7 octobre 2025, au rythme d’une cérémonie solennelle: la dédicace de « Vie parlementaire au Congo-Brazzaville (1945-2025) », opus de 400 pages signé par le constitutionnaliste Placide Moudoudou. Devant étudiants, professeurs, diplomates et nostalgiques de longues joutes oratoires, l’ancien député et doyen de la Faculté de droit, aujourd’hui juge à la Cour constitutionnelle, a expliqué son ambition : restituer, sans fard, huit décennies d’avancées et de soubresauts de la représentation nationale. Un panorama de 80 ans de législatures Le livre s’ouvre sur 1945, année où…
Un congrès stratégique pour le parti majoritaire Brazzaville vibre déjà à l’idée du 6e congrès ordinaire du Parti congolais du travail, prévu fin décembre. Pour la formation majoritaire, cette rencontre va tracer la feuille de route de la prochaine décennie, dans la lignée des orientations du président Denis Sassou Nguesso. À mesure que les commissions remettent leurs rapports, la direction salue la méthode et la discipline militante. « Nous restons dans le timing », insiste Pierre Moussa, président du comité préparatoire, convaincu que le congrès consolidera les acquis et ouvrira une nouvelle phase de modernisation. Commissions thématiques presque au complet…
Brazzaville prépare sa session budgétaire À Brazzaville, le Palais du peuple a retrouvé son fourmillement des grands jours. À mesure que le 15 octobre approche, sénateurs et députés échafaudent calendriers, notes techniques et orientations politiques pour une session budgétaire que tous décrivent comme « stratégique » pour la trajectoire 2024-2026. Les présidents des deux chambres, Pierre Ngolo et Isidore Mvouba, ont présenté un ordre du jour dense qui marie impératifs financiers, réformes de fond et créations institutionnelles. Leur message est clair : garantir la soutenabilité des finances publiques tout en modernisant l’appareil d’État. Budget 2026 : un cap de rigueur…
Conseil des ministres à Oyo : le cap fixé Réuni à Oyo sous la présidence de Denis Sassou Nguesso, le Conseil des ministres du 7 octobre 2025 a livré un menu dense. Entre refonte électorale, ajustement budgétaire et nouvelle gouvernance pétrolière, l’exécutif a mis en scène une feuille de route alliant prudence financière et modernisation institutionnelle concertée. La réunion, entamée à dix heures pour s’achever à quatorze heures quinze, avait été délocalisée dans la Cuvette, symbole récurrent d’un pouvoir qui mise sur la proximité territoriale. Au-delà du rituel, chaque texte soumis révèle les priorités stratégiques d’une économie post-choc pétrolier engagée…
Diplomatie congolaise 2025 Depuis janvier 2025, le visage de la diplomatie congolaise a changé de cadence. Dans les couloirs du Palais du peuple, les observateurs décrivent l’apparition d’une « chef d’orchestre » pragmatique : Françoise Joly, conseillère spéciale et représentante personnelle du Président Denis Sassou Nguesso. Sa mission s’articule autour d’un credo simple : transformer les ambitions extérieures du Congo en contrats concrets, créateurs de valeur locale. Cette feuille de route, saluée par plusieurs médias africains, inscrit la diplomatie brazzavilloise dans une logique de résultats mesurables plutôt que de symboles protocolaires. Partenariat stratégique avec la Chine Entre août et octobre,…
Dernier salut au Palais des congrès Brazzaville s’est recueillie le 1er octobre sous les dorures du Palais des congrès, où le cercueil de Jean Rigobert Bikindou reposait sous le drapeau tricolore. Devant ministres, diplomates et proches, le protocole militaire a rythmé un hommage d’État rarissime. Le chef de l’État, Denis Sassou Nguesso, a déposé une gerbe de fleurs, geste solennel confirmant la gratitude nationale envers cet homme de dossiers qui, du tourisme à l’urbanisme, a accompagné plusieurs cycles de modernisation du pays. Un parcours au service du territoire Né en 1937, formé dans les écoles d’ingénieurs de l’hexagone, Bikindou rejoint…