Journée russe de l’étudiant 2026 à Brazzaville
Le 24 janvier, la Maison russe de Brazzaville a marqué la Journée russe de l’étudiant par une rencontre d’échanges réunissant près de 200 étudiants congolais, issus de différentes universités de la capitale. L’objectif affiché: éclairer le sens de l’engagement communautaire et ses effets concrets sur les parcours.
Engagement communautaire: un levier pour grandir
Face à un public attentif, Yoan Ibiliki a posé un cadre simple: l’engagement, selon lui, n’est ni une tendance passagère ni une stratégie opportuniste. Il l’a décrit comme une démarche à gains multiples, où l’on construit des capacités, on apprend à travailler avec les autres et on devient plus visible.
« Il n’y a derrière l’engagement communautaire que des bénéfices. On renforce ses capacités, on grandit, on devient éligible à d’autres opportunités », a-t-il insisté, en appelant les étudiants à orienter une part de leur énergie vers des actions utiles au collectif. Le message, pédagogique, a donné le ton.
Festival mondial de la jeunesse: une expérience structurante
En tant que coordinateur du comité national préparatoire du Festival mondial de la jeunesse, Yoan Ibiliki a appuyé son propos sur une expérience internationale vécue en Russie. Il a évoqué un environnement où l’implication bénévole des jeunes est présentée comme une pratique ancrée, presque naturelle.
« Ce n’est pas parce qu’on est jeune qu’on ne peut pas porter de grands événements », a-t-il affirmé, mettant en avant l’idée de responsabilité précoce. Il a aussi mentionné sa participation, en 2024, à une rencontre avec le président Vladimir Poutine, qu’il a reliée à son parcours associatif.
Employabilité des jeunes: du bénévolat au CV
Avec Florian Koulimaya, la discussion a pris une tournure plus interactive. Ancien étudiant congolais en Russie, ingénieur de formation, conseiller au ministère de la Jeunesse et président de l’association apolitique « Les Jeunes cadres », il a sollicité la salle sur les ambitions, les blocages et la vision à long terme.
Son récit a articulé formation, passage par le chômage, puis réorientation par l’initiative et l’engagement. « La réussite est un processus. N’ayez jamais peur. Soyez résilients, patients et persévérants », a-t-il martelé, en défendant l’idée que l’action associative développe des compétences observables et réutilisables.
Dans sa lecture, le bénévolat ne relève pas seulement d’un geste altruiste: il produit des savoir-faire, des habitudes de discipline et des preuves de responsabilité. Autant d’éléments, a-t-il expliqué, susceptibles de peser dans un recrutement, en renforçant un CV et, plus largement, l’employabilité.
Ouverture internationale: revenir pour construire le Congo
Troisième intervenant, Elenga Prince, journaliste à Radio Congo, a élargi la focale. Son parcours, nourri par des expériences en France, aux États-Unis et en Russie, a servi de support à un plaidoyer pour l’ouverture, le réseautage et l’attention aux opportunités qui se présentent.
Il a voulu rompre avec les approches figées de la mobilité: partir n’est pas renoncer, a-t-il suggéré, mais apprendre et mieux se situer. « Quand on est ailleurs, on a encore plus envie de rentrer chez soi. Et au Congo, tout reste à faire », a-t-il lancé, appelant à représenter dignement le pays.
Jeunesse brazzavilloise: méthode, confiance, action
Au fil des questions et réponses, un fil rouge s’est imposé: s’engager tôt pour apprendre plus vite. Les intervenants ont convergé sur une même méthode, faite d’objectifs clairs, d’effort continu et de choix assumés, sans promettre de raccourcis, mais en valorisant la progression.
À l’issue de la rencontre, beaucoup ont retenu une leçon pratico-pratique: croire en soi, planifier son avenir et démarrer dès maintenant, à son échelle, des actions d’intérêt général. Dans une capitale où les aspirations sont fortes, le débat a offert un repère et un élan.
