Un élan collectif au cœur de Paris
Réunis dans l’Espace Hermès de la rue Joly, douzième arrondissement, plus d’une centaine de militants de la Fédération PCT-Europe ont donné, dimanche 14 décembre, le coup d’envoi officiel de la campagne d’adhésion et de cotisation spéciale préparant le sixième congrès du Parti congolais du travail.
Sous la présidence d’Anatole Guy Elenga, membre du comité central, la séance a réuni anciens cadres, nouveaux sympathisants et représentants diplomatiques congolais, témoignant d’un attachement constant à la ligne politique tracée depuis Brazzaville et à la continuité de l’action gouvernementale.
Adhésions: la dynamique se confirme
Dès l’ouverture des tables d’enregistrement, vingt-trois fiches d’adhésion ont été validées et les insignes remis aux nouveaux membres, signe tangible d’un rajeunissement de la base et d’une confiance renouvelée dans la vision de développement portée par le chef de l’État.
Pour Jean Jacques Pambou, président du comité Île-de-France, « chaque adhésion reflète la volonté de participer activement au projet national, au-delà des frontières ». Un propos repris par Dhordain Ndengue, qui voit dans cette vague « un laboratoire d’idées au service de Brazzaville ».
Une cagnotte stratégique pour le VIe Congrès
Au chapitre financier, la cotisation spéciale a permis de récolter 6 640 euros avant même la date limite nationale, illustrant l’engagement matériel des expatriés. Le ministre-conseiller Armand Rémy Ballou-Tabawe est venu glisser sa contribution, saluant « un acte de patriotisme éclairé ».
La somme sera versée au comité d’organisation du congrès, prévu à Brazzaville en 2025, afin de couvrir logistique, communication et travaux de fond sur le programme. Les responsables européens entendent ainsi montrer l’exemplarité de la diaspora dans la collecte de ressources.
Soutien clair à Denis Sassou Nguesso
Deux motions ont ponctué la matinée. La première, lue par Chris Bete Siba, proclame « le soutien total et inconditionnel » des militants européens au président de la République et président du comité central, soulignant les avancées en matière de stabilité et de diversification économique obtenues ces dernières années.
La seconde motion, portée par Michèle Sambot, renouvelle la confiance dans la direction de Pierre Moussa. Les appels convergents invitent Denis Sassou Nguesso à briguer un nouveau mandat en 2026, les participants se disant « prêts à assurer une victoire éclatante dès le premier tour ».
Maillage organisationnel renforcé
Au-delà des symboles, la session a entériné la création de deux nouveaux comités régionaux en Europe, portant à cinq le nombre d’antennes prévues. « Nous serons opérationnels dans chaque zone où la communauté congolaise est structurée », a assuré le président du présidium.
Pour Jean Bastien Makoundou, responsable du contrôle interne, cette extension répond à « la nécessité d’un canal permanent entre Paris et Brazzaville afin de nourrir le débat d’idées, repérer les talents et consolider les relais pour les investissements d’intérêt public ».
À retenir
Le rendez-vous parisien confirme la vitalité d’une fédération dont la moyenne d’âge se rajeunit et dont la parité progresse. La collecte de fonds excède déjà les projections et les inscriptions se poursuivront jusqu’au lancement officiel du congrès à Brazzaville.
Autre point saillant : la présence d’un représentant de l’ambassade, gage de coordination institutionnelle. Le message délivré est clair : la diaspora se veut partie prenante de la mise en œuvre du Plan national de développement et de la diplomatie économique du pays.
Le point politique
Sur la scène intérieure, le sixième congrès devrait entériner une actualisation des textes statutaires et préciser la feuille de route à l’horizon 2030. Les délégués européens plaident pour l’intégration des préoccupations environnementales et numériques dans les résolutions.
En filigrane, la perspective de la présidentielle de 2026 polarise l’attention. L’appel à candidature adressé au président Sassou Nguesso, lu par Juste Prudence Oko, vise à garantir la continuité des réformes tout en laissant la porte ouverte à un débat programmatique de fond.
Perspectives
Les prochains mois verront la mise en place des trois derniers comités européens, notamment en Allemagne, en Espagne et en Scandinavie, selon le calendrier évoqué par Anatole Guy Elenga. Chaque comité devra produire un rapport d’activité et un plan d’actions sectorielles.
À Paris, un groupe de travail s’attellera parallèlement au répertoire des compétences, avec l’objectif d’alimenter les ministères congolais en profils techniques, chercheurs ou entrepreneurs susceptibles de contribuer à la transformation agro-industrielle, au numérique et à la gestion durable du bassin forestier.
Comme l’a résumé Guy Elenga en conclusion de séance, « unis, nous formons un vivier de ressources prêt à servir le Congo depuis la France ». Une formule qui résonne chez les militants, convaincus que la diplomatie populaire consolide l’action publique et l’attractivité économique.
À court terme, la fédération prévoit d’organiser un forum économique à Bordeaux, ville qui accueille une importante communauté congolaise. L’événement, en négociation avec la mairie, doit réunir des experts de l’énergie, du BTP et des industries créatives pour explorer les partenariats bilatéraux.
Ce rendez-vous servirait aussi de rampe de lancement au portail numérique du PCT-Europe, outil destiné à centraliser les adhésions, les cotisations et les idées-projets. Les responsables espèrent franchir la barre symbolique des mille membres actifs avant la fin de l’année.
