Une assemblée constitutive à Brazzaville
Les anciens et élèves de l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM), réunis au sein de l’Association des énarques du Congo (AEC), se sont retrouvés le 10 janvier à Brazzaville pour leur première assemblée constitutive.
Cette rencontre visait à doter la nouvelle structure de bases claires et à élire les membres appelés à en assurer l’administration. Dans un contexte où la performance publique se joue aussi sur l’organisation des compétences, l’initiative se veut structurante.
Cohésion, stabilité, excellence : un thème fédérateur
Les travaux se sont tenus autour du thème « cohésion, stabilité et excellence administrative : la contribution des Enarques à la construction nationale ». L’AEC rassemble à la fois des anciens de l’ENAM et des élèves actuellement en formation.
À l’assemblée, les participants ont défini les statuts, le règlement intérieur, l’organe de gouvernance et des orientations stratégiques destinées à guider l’action de l’association. L’objectif affiché est d’organiser un cadre durable, au-delà d’une simple rencontre.
Gouvernance de l’AEC : un bureau exécutif installé
Plusieurs organes ont été mis en place, dont un bureau national exécutif présenté comme l’organe permanent chargé de la gestion de l’association. À l’issue des choix opérés, Luc Herman Olingou a été désigné président de l’AEC.
Le dispositif de gouvernance adopté doit permettre d’articuler continuité et représentation, tout en donnant à l’association une capacité d’action. Aux yeux des membres, il s’agit de créer une structure lisible, apte à tenir dans le temps et à porter une parole collective.
Luc Herman Olingou : une ambition d’État
Dans son mot de circonstance, Luc Herman Olingou a expliqué que le thème retenu « n’est pas anodin ». Il y voit une volonté de renforcer l’unité entre énarques, de consolider la stabilité institutionnelle du Congo et de promouvoir une administration fondée sur l’excellence, l’éthique et le sens de l’État.
« L’AEC n’est donc pas un simple cadre corporatif. Elle est un engagement républicain, un pacte moral entre nous et la nation. Elle touche à l’essentiel, la construction d’une administration forte, juste, stable et exemplaire », a déclaré le nouveau président.
En officialisant l’association à travers ses textes de base, Luc Herman Olingou a insisté sur la portée des responsabilités qui en découlent. « À compter d’aujourd’hui, chacun de nous devient comptable de la crédibilité et de la cohésion de l’AEC », a-t-il ajouté.
Le rôle des énarques selon Borgial Gesner Ansalla
Le secrétaire général de l’AEC, Borgial Gesner Ansalla, a replacé l’initiative dans une logique de solidarité professionnelle. Pour lui, être ensemble ne se limite pas à l’affichage : cela suppose fraternité, respect mutuel et capacité à conjuguer les compétences, malgré les différences de promotions, de fonctions ou d’expérience.
Il a aussi mis l’accent sur la dimension institutionnelle de la démarche. « Une administration stable rassure le citoyen, inspire confiance au pouvoir public, garantit la continuité de l’État, produit des résultats mesurables et durables », a-t-il souligné.
Borgial Gesner Ansalla a rappelé que le statut d’énarque s’accompagne de missions qu’il qualifie de nobles : servir l’État avec compétence et loyauté. Il a souhaité que l’association devienne « un réservoir de compétences », « une force de proposition crédible » et « un partenaire stratégique pour les institutions ».
Une association conforme à la loi, tournée vers le développement
Créée conformément aux dispositions de la loi, l’AEC entend fédérer toutes les générations formées à l’ENAM. L’association veut consolider les relations personnelles et professionnelles entre ses membres, tout en encourageant leur engagement dans le développement du Congo.
Le projet se fixe également pour objectif de renforcer les liens de fraternité et de coopération, de veiller aux intérêts des énarques et de promouvoir la solidarité et l’entraide mutuelle. Dans l’esprit des promoteurs, cette organisation doit soutenir une administration performante et exemplaire.
À retenir : ce que décide l’assemblée
La première assemblée constitutive de l’AEC a acté l’adoption des statuts et du règlement intérieur, la mise en place d’organes de gouvernance et la définition d’orientations stratégiques pour l’avenir.
Luc Herman Olingou prend la présidence du bureau national exécutif, présenté comme l’organe permanent de gestion. Les responsables insistent sur une ligne directrice : cohésion entre énarques, stabilité institutionnelle et excellence administrative.
Le point juridique/éco : des règles pour crédibiliser l’action
En se dotant de textes de base et d’une gouvernance, l’AEC cherche d’abord à sécuriser sa légitimité et sa capacité d’action. La conformité aux dispositions légales, telle qu’énoncée par ses responsables, vise à clarifier les rôles et à encadrer les décisions.
Sur le plan de l’efficacité publique, les prises de parole insistent sur une idée simple : la stabilité administrative favorise la continuité de l’État et la production de résultats durables. L’association se positionne ainsi comme un espace d’entraide et de montée en compétences au service de l’action publique.
Infographies et photo : les repères de l’événement
Infographie : principales décisions de l’assemblée constitutive (statuts, règlement intérieur, organes de gouvernance, orientations stratégiques) ; gouvernance installée (bureau national exécutif, présidence assurée par Luc Herman Olingou). Source : Association des énarques du Congo.
Infographie : axes mis en avant par les intervenants (cohésion, stabilité institutionnelle, excellence administrative, éthique). Source : déclarations de Luc Herman Olingou et Borgial Gesner Ansalla.
Photo : Luc Herman Olingou lors de son mot de circonstance à l’assemblée constitutive de l’AEC, le 10 janvier à Brazzaville. Légende : le nouveau président rappelle la dimension « d’engagement républicain » de l’association. Source : Association des énarques du Congo.
