À Brazzaville, une station au cœur de Mfilou-Ngamaba
Brazzaville a accueilli, le 15 janvier, une troisième station d’eau potable portée par la Société nationale de distribution d’eau potable (Lcde). L’unité a été implantée dans l’enceinte du collège Mfilou-Ngamaba, au quartier 701 Kinbouendé, dans le 7ᵉ arrondissement.
La cérémonie a été présidée par le directeur général de la Lcde, Parfait Chrisostome Makita, sous le patronage du ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Émile Ouosso. L’objectif affiché est de renforcer l’accès à l’eau potable pour les populations de la zone sectorisée.
Capacité et caractéristiques techniques de la station
Selon Parfait Chrisostome Makita, la station dispose d’une capacité de production de 15.000 litres d’eau par heure. Le choix d’une unité de proximité répond à une logique d’amélioration ciblée, au plus près des besoins des quartiers desservis.
Sur le plan technique, l’installation comprend deux forages de 41 mètres de profondeur chacun. Ils ont été réalisés à un diamètre de 225 millimètres et équipés de tuyaux PVC de 3 pouces, avec une pression dominante annoncée de 16 bars.
Quartiers desservis: impacts directs et effets induits
La Lcde a identifié les quartiers directement impactés par cette nouvelle station: Makazou et Kinbouendé. Pour les habitants, l’enjeu est de stabiliser l’approvisionnement, en particulier dans un secteur où les attentes restent fortes sur la régularité du service.
L’opérateur public évoque aussi des quartiers à “effet induit”, c’est-à-dire susceptibles de bénéficier indirectement de l’amélioration du réseau. Il s’agit de Moutabala, Kaounga et Ngouala, cités lors des explications livrées pendant l’inauguration.
Responsabilité sociétale: une borne d’eau pour l’école
Au-delà de la production, la Lcde met en avant un volet de responsabilité sociétale. Une borne de puisage dotée de trois robinets a été installée pour couvrir les besoins en eau du personnel administratif et des élèves du collège.
Le fait d’implanter une station dans un lieu d’enseignement est présenté comme un choix qui associe service public et cadre de vie. Les promoteurs y voient un levier concret pour améliorer les conditions quotidiennes au sein de l’établissement.
Action publique: un déploiement par phases à l’échelle urbaine
Émile Ouosso a rattaché l’opération aux orientations visant l’accès à l’eau pour tous les Congolais. Selon le ministre, la démarche se réalise de manière progressive, phase par phase, quartier par quartier et ville par ville, afin d’étendre les bénéfices au plus grand nombre.
Cette méthode par paliers renvoie à une organisation pratique: consolider des poches de desserte, puis étendre l’effort. Pour les ménages concernés, l’enjeu est de traduire ces annonces en continuité de service, à mesure que les stations se multiplient.
Projet Djoué 2: un renforcement annoncé pour Brazzaville
Le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique a également évoqué un projet d’ampleur pour Brazzaville, Djoué 2. L’installation est destinée, selon ses propos, à produire 7.500 m³/h et à renforcer la distribution d’eau dans toute la ville.
Émile Ouosso a précisé que ce projet est réalisé avec des partenaires italiens et qu’il est “déjà à maturité”. Dans le discours public, Djoué 2 apparaît comme un maillon structurant, complémentaire des stations de proximité déployées dans les arrondissements.
Civisme et appropriation locale: l’appel des autorités
L’administrateur-maire de l’arrondissement, Bibiane Kouloumbou, a insisté sur la portée de l’équipement pour le cadre scolaire. Elle a estimé que l’implantation de la station dans un lieu de savoir peut transformer le quotidien des élèves.
Dans le même temps, elle a appelé la population à prendre soin des installations et à faire preuve de civisme. Le message vise à préserver les infrastructures, condition jugée essentielle pour garantir la durabilité des améliorations de service.
Un programme qui s’étend: Patte-d’Oie, Nkombo et la suite
Cette troisième station s’ajoute aux deux premières déjà implantées à la Patte-d’Oie et à Nkombo, dans le secteur de Djiri, au 9ᵉ arrondissement. Lcde inscrit ainsi l’action dans une continuité, avec des points de production répartis dans la capitale.
Les prochaines installations annoncées concernent les quartiers Mpissa, dans l’arrondissement de Bacongo, et Talangaï. D’autres sites sont cités dans le calendrier: Ntsié-Ntsié, Ngoyo et Km4 à Pointe-Noire, marquant l’extension du programme au-delà de Brazzaville.
À retenir: une station de proximité au service des ménages
La station inaugurée au collège Mfilou-Ngamaba vise à renforcer l’accès à l’eau potable dans une zone sectorisée de Brazzaville. Sa capacité est annoncée à 15.000 litres par heure, avec deux forages de 41 mètres, et un impact direct sur Makazou et Kinbouendé.
Une borne de puisage à trois robinets a été installée pour les besoins de l’établissement. Le programme se déploie progressivement, avec des sites déjà opérationnels et d’autres à venir, y compris à Pointe-Noire, selon les indications données lors de la cérémonie (ACI).
Le point éco: investissement ciblé et logique de réseau
La logique mise en avant repose sur l’addition d’unités de proximité, capables de soulager des secteurs identifiés, tout en préparant des renforcements plus larges. Dans cette approche, chaque station agit comme un relais local, appelé à stabiliser la desserte dans son périmètre.
L’articulation entre stations de quartier et grands projets, comme Djoué 2, traduit une stratégie de montée en capacité à l’échelle urbaine. Les autorités soulignent un déploiement graduel, qui combine service immédiat et renforcement structurel (ACI).
