Coopération Congo-ONU: cap sur 2027-2031
Le 27 janvier, à Brazzaville, le ministre de l’Économie, du Plan et de l’Intégration régionale, Ludovic Ngatsé, a ouvert un atelier de renforcement des capacités consacré à la gestion axée sur les résultats et aux principes normatifs à intégrer dans le futur Cadre de coopération des Nations Unies.
L’exercice vise l’élaboration d’un nouveau cycle de programmation pour les cinq prochaines années, couvrant 2027-2031. La séance intervient dans un contexte de transition, alors que le cadre de coopération 2020-2026 arrive à échéance, et que s’ouvre une séquence de préparation plus large.
Cadre de coopération ONU: l’outil central de programmation
Selon Ludovic Ngatsé, le Cadre de coopération des Nations Unies constitue « l’instrument principal de programmation collective du système onusien » en République du Congo. Le ministre a souligné qu’il est conçu pour accompagner la mise en œuvre des priorités nationales, tout en contribuant à l’atteinte des Objectifs de Développement Durable.
Derrière la formule, les participants entendent clarifier un point essentiel: la coopération ne se résume pas à une addition de projets. Elle s’organise autour d’une architecture commune, censée rendre plus lisibles les résultats attendus, les responsabilités des acteurs, et les modalités de suivi.
Co-construction gouvernement-ONU: méthode et calendrier
Organisé par le bureau du coordonnateur résident des Nations Unies en République du Congo, l’atelier marque le lancement opérationnel d’un processus de co-construction entre l’État et le système des Nations Unies. Il s’agit d’installer un langage commun et des standards partagés avant l’écriture du nouveau cadre.
Le représentant résident des Nations Unies en République du Congo, Abdourahamane Diallo, a donné le ton en insistant sur l’enchaînement des étapes. « Cet atelier doit nous mettre en capacité d’agir », a-t-il rappelé, en le reliant à la revue annuelle 2025 du cadre 2020-2026 et à la préparation du document 2027-2031.
Le message central est celui d’une formulation reposant sur des « choix solides, partagés, et réalistes », pour que l’outil final soit exploitable par les administrations, compréhensible pour les partenaires, et utile pour les groupes de résultats où se retrouvent les parties prenantes.
Gestion axée sur les résultats: l’exigence de preuves
Au cœur des échanges figure la gestion axée sur les résultats. Les participants ont travaillé sur la manière de formuler une chaîne de résultats cohérente, logique et mesurable. L’objectif est de dépasser des formulations générales, pour aller vers des engagements vérifiables, suivis au fil du temps.
Cette approche met l’accent sur la cohérence interne: relier des activités à des produits, puis à des effets, tout en s’assurant que les indicateurs choisis permettent réellement d’apprécier les progrès. Le cadre à venir devra ainsi mieux documenter ce qui fonctionne, et rendre compte des apprentissages.
Principes normatifs ONU: mieux intégrer les vulnérabilités
Un autre volet de l’atelier porte sur les principes normatifs à intégrer, et sur la capacité à identifier et accompagner les groupes vulnérabilisés. L’idée est d’harmoniser les pratiques des acteurs impliqués, afin que la planification, la mise en œuvre et le suivi prennent en compte les besoins les plus sensibles.
Les travaux ont aussi porté sur l’adoption d’une approche commune dans l’utilisation d’outils structurants. L’ambition, à travers cette convergence méthodologique, est de faciliter la coordination entre ministères sectoriels, partenaires techniques et financiers, société civile et autres parties prenantes.
Planification publique: une session au service de l’efficacité
Pour le ministre Ludovic Ngatsé, l’atelier revêt une portée stratégique au-delà du seul document à produire. Il l’a présenté comme un moment utile au renforcement de la planification publique et à l’efficacité de la coopération avec les Nations Unies, avec en ligne de mire l’amélioration du bien-être des populations.
Le ministre a invité les participants à capitaliser pleinement sur la formation, en appelant à la rigueur dans l’analyse et dans l’appropriation des outils proposés. L’enjeu, dans un processus multi-acteurs, est de sécuriser des méthodes comparables et des arbitrages compréhensibles par tous.
Un cadre aligné sur les priorités nationales et les ODD
La réussite attendue est celle d’un Cadre de coopération aligné sur les priorités du Congo et conforme aux standards des Nations Unies. « Votre implication active est essentielle à la réussite de cette initiative », a insisté Ludovic Ngatsé, plaçant la responsabilité collective au centre du dispositif.
À ce stade, l’atelier agit comme un socle: il prépare l’appropriation, réduit les malentendus techniques et installe une discipline de résultats. À mesure que la revue annuelle 2025 et l’écriture du cadre 2027-2031 avanceront, cette base devrait aider à consolider une coopération plus structurée.
