Auteur/autrice : Merveille Kitenge

Brazzaville consacre la confiance aux « Anciens » Dans la vaste salle des conférences internationales du Palais des congrès, la solennité habituelle des grandes assises de Brazzaville s’est doublée, le 6 juillet 2025, d’une atmosphère de camaraderie quasi militaire. Les Anciens Enfants de Troupe du Congo – les fameux AET, héritiers de l’École militaire préparatoire général Leclerc – ont reconduit à l’unanimité Rémy Ayayos Ikounga à la présidence de leur bureau exécutif national pour un nouveau cycle statutaire de trois ans. Le ton de l’assemblée a été marqué par un mélange de fierté et de sens du devoir : fierté de voir…

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Au confluent des fleuves et des attentes économiques Le long ruban du fleuve Congo, qui sépare Brazzaville de Kinshasa, symbolise à la fois l’ouverture maritime vers le golfe de Guinée et la profondeur continentale d’un réseau fluvial millénaire. Depuis les premières formations bantoues, il y a près de trois millénaires, l’espace congolo-gabonais a bâti une économie d’échanges où le palmier à huile côtoyait les tissus raphia. L’époque coloniale, insérée dans l’Afrique-Équatoriale française, a cristallisé cet héritage commercial en infrastructures : voie ferrée Congo-Océan, port en eaux profondes de Pointe-Noire, réseau routier vers le plateau des Batéké. Ces aménagements demeurent aujourd’hui les…

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Un partenariat climatique consolidé Au crépuscule de son mandat en République du Congo, le directeur sortant de l’Agence française de développement, Maurizio Cascioli, a choisi le salon feutré du ministère de l’Environnement pour dérouler un message clair : l’adaptation aux dérèglements climatiques s’est imposée comme matrice de la coopération bilatérale. Face à la ministre Arlette Soudan-Nonault, il a rappelé la « volonté commune d’inscrire l’adaptation au cœur des politiques sectorielles », allant de la gestion forestière à la planification urbaine. Cette convergence, à la fois technique et politique, s’est nouée dans un contexte où le bassin du Congo, deuxième poumon…

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Une gémellité née du partage colonial À la fin du XIXe siècle, l’Europe redessine la carte africaine lors de la Conférence de Berlin. Le fleuve Congo devient une ligne de partage pratique : au nord, les pavillons tricolores de la France ; au sud, le domaine personnel de Léopold II avant de passer sous administration belge. Ce découpage, essentiellement dicté par la logique marchande et la rivalité diplomatique, lègue deux entités politiques portant le même nom et séparées par un ruban d’eau de quelques centaines de mètres à Brazzaville et Kinshasa. L’historien Florent Tshisuaka rappelle que « le fleuve ne…

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