Impact immédiat sur Radio Congo Les sirènes ont retenti peu après 23 h 30, lorsque les premiers crépitements ont percé le silence du centre-ville de Pointe-Noire. En l’espace de minutes, une aile entière de Radio Congo s’est embrasée, arrachant aux ondes une voix régionale vieille de quarante-six ans. Le bilan humain reste heureusement nul, mais les locaux éditoriaux, la salle de production et le groupe électrogène de secours ont subi des dégâts sévères. Au matin, le studio principal n’offrait plus qu’un décor noirci d’appareils fondus et de chaises calcinées. Intervention des secours à Pointe-Noire Quatre camions d’intervention du corps départemental…
Auteur/autrice : Celestin Mbusa
Un engagement présidentiel réaffirmé À l’issue de l’inauguration du complexe scolaire de la Liberté, le 24 octobre à Brazzaville, Denis Sassou Nguesso a rappelé devant la presse que l’opération spéciale déclenchée par la Direction générale de la sécurité présidentielle n’est pas un coup d’éclat, mais une action inscrite dans la durée. Selon le chef de l’État, la mission confiée à la DGSP répond à une urgence sociale : neutraliser les bandes de jeunes délinquants, baptisées « Bébés noirs » ou « Kuluna », dont les exactions pèsent sur la vie quotidienne des habitants de plusieurs quartiers populaires. Pourquoi la DGSP…
Dialogue Église-État à Brazzaville Au cœur d’une double urgence, morale et sécuritaire, Denis Sassou Nguesso a reçu jeudi soir une délégation d’évêques conduite par Mgr Bienvenu Manamika Bafouakouahou. Objectif affiché : décrypter, sans tabou, l’offensive lancée contre les bandes de jeunes violents dites « bébés noirs ». L’entretien, organisé à la Résidence du Plateau, intervient alors que Brazzaville vit au rythme des patrouilles de la Sécurité présidentielle appelées à neutraliser des gangs responsables d’agressions parfois mortelles dans les quartiers sud et centre. Message principal du chef de l’État : garantir la paix, partout et pour tous, sans stigmatiser la jeunesse…
Brazzaville mise sur la justice numérique Dans les couloirs feutrés du Tribunal de grande instance de Brazzaville, un jeune magistrat attire l’attention. Murphy Fred Viclaire Miékountima Sémo, trente-deux ans, incarne la volonté institutionnelle de hisser la justice congolaise au rang des puissances numériques émergentes, un enjeu central pour la gouvernance. Au moment où les cyberattaques ciblent administrations et entreprises, ses compétences en cybersécurité répondent à un impératif stratégique : protéger les données publiques et restaurer la confiance des citoyens dans l’État de droit. « La justice doit dominer le digital, pas le subir », insiste-t-il en audience. Un parcours académique sans…
Insécurité persistante à Brazzaville Machettes brandies au crépuscule, braquages en pleine journée : depuis plus de cinq ans, les quartiers nord de Brazzaville et plusieurs artères de Pointe-Noire vivent sous la menace diffuse des « bébés noirs » et de leurs homologues kulunas. Ce grand-banditisme juvénile s’est nourri de poches de pauvreté, de la circulation d’armes blanches venues de l’arrière-pays et d’un sentiment d’impunité qui a parfois découragé les patrouilles de police classique. Dans ce contexte, les autorités ont annoncé fin septembre une opération de sécurisation confiée à la Direction générale de la sécurité présidentielle (D.G.S.P.) et à la Garde…
Les applaudissements de l’hémicycle Les cinq coups de marteau traditionnels n’avaient pas encore résonné que, déjà, plusieurs élus se levaient pour applaudir la récente vague d’opérations anti-banditisme déployées à Brazzaville, Pointe-Noire et dans les capitales départementales. Sous les dorures de la salle des Congrès, Pierre Ngolo, président du Sénat, a choisi de transformer l’ouverture de la session budgétaire en hommage appuyé aux forces engagées, soulignant leur « professionnalisme et retenue, gages de confiance retrouvée ». Bilan des opérations sécuritaires Depuis juillet, plus d’un millier de patrouilles ciblées ont été recensées par la direction générale de la Police, aboutissant à l’interpellation…
Modernisation prudente de la justice civile Promulguée le 29 mars 2025, la loi n°02-2025 recompose le paysage des huissiers de justice au Congo-Brazzaville, trente-trois ans après la libéralisation de la profession. Les praticiens saluent un texte « historique » qui consacre leur statut d’officiers publics. Pourtant, derrière l’enthousiasme, plusieurs voix appellent à consolider l’ouvrage afin qu’il réponde aux défis numériques, démographiques et économiques qui transforment la chaîne judiciaire à grande vitesse. Un statut enfin clarifié La principale avancée réside dans la reconnaissance expresse, en droit, de l’huissier comme officier public chargé d’un service public. Cette clarification, attendue depuis 1992, renforce…
Magistrat 3.0 à Brazzaville Brazzaville se découvre une nouvelle figure de proue de la justice numérique : Murphy Fred Viclaire Miékountima Sémo, trente-deux ans, magistrat du siège depuis 2020 au Tribunal de grande instance, incarne une génération pour laquelle le code informatique prolonge le code civil. Ni chantre d’une modernité superficielle ni technophile béat, le juge préfère évoquer un « impératif de souveraineté » ; à ses yeux, dématérialiser procédures et preuves garantit à la fois rapidité, transparence et respect des libertés fondamentales, vertus que le Congo veut consolider. Une vocation forgée sur les bancs de Marien-Ngouabi Son itinéraire commence à…
Un cambriolage qui vire au drame Le quartier La Frontière, au nord de Brazzaville, est resté sonné depuis la nuit du 24 au 25 septembre, lorsque le directeur général d’Oil Trading Engineering, Alain Roger Obambi, a perdu la vie au terme d’un cambriolage brutal. Selon l’enquête préliminaire, sept individus ont escaladé le mur de clôture de la résidence R+1, neutralisé le gardien à l’aide de cordelettes puis forcé la porte de la chambre principale où dormait le chef d’entreprise. Pris au dépourvu, Alain Obambi aurait tenté de se débattre avant d’être étouffé avec son propre oreiller, un geste fatal que…
Une ordonnance qui tombe à la dernière minute Quelques heures seulement avant l’ouverture prévue de l’assemblée générale ordinaire de la Fédération congolaise de football, samedi 4 octobre, un huissier a frappé à la porte du siège de la FECOFOOT, porteur d’une ordonnance d’interdiction émanant du Tribunal de grande instance de Brazzaville. Saisie la veille par des requérants anonymes, la juge instructrice a estimé que la réunion statutaire, convoquée le 25 septembre, risquait d’entraver une enquête pour malversations visant plusieurs membres du Comité exécutif. L’ordre judiciaire s’imposait donc, entraînant un report immédiat du conclave fédéral. Les motivations avancées par la juge…